Le Club d'AppAs — Un cercle fermé ouvert aux foules rieuses

Ha ha, des barres, ton orage pour le fun, gros

« Non mais, oh, dis, tu déconnes ?
— Non, je ne déconne pas.
— Hé, non, tu déconnes, là.
— Je te dis que je ne déconne pas.
— Tu déconnes pas ?
— Non.
— Arrêtes, tu déconnes…
— Non !
— Mais si, tu déconnes.
— Je ne déconne absolument pas.
— Oh, hé…
— Je te jure.
— Non, non, tu déconnes.
— Pas du tout.
— Mais si.
— Mais non.
— Ha, ha, tu déconnes grave !
— Je ne déconnes pas une seule seconde.
— Oui, mais en fait tu déconnes.
— Si je déconnais, je le dirais !
— Allez arrête…
—”Arrête” quoi ?
— Non, arrête de déconner, sérieux.
— Je te dis que je suis à dix mille années lumière de déconner.
— Et tu continues, en plus…
— Ce n’est pas mon genre.
— Mais alors pourquoi tu déconnes comme ça ?
— Parce que tu as l’impression que je déconne ?
— À fond, vieux.
— Eh bien c’est faux !
— Ahh, tu déconnes grave, arrête.
— Comment veux-tu que j’arrête quelque chose que je ne fais pas !
— Ha, ha, tu déconnes complètement !
— Cesse de te foutre de ma gueule !
— Ho, te fâche pas…
— Mgrnf…
— … je disais juste ça pour déconner. »
Ce furent les dernières paroles de mon ami Jacques de Pulco ce jour-là. Un éclair d’orage, surgi du petit nuage d’exaspération qui flottait à quelques centimètres au dessus de de ma tête, venait de le terrasser.♦

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